Jusqu'à la victoire  TOUJOURS

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

     

INSÉCURITÉ

• Quand j'étais gamin, toutes les vitrines des magasins étaient munies de volets métalliques. A 18 h 30, on les fermait par crainte des voleurs.

Une fin de bal sans castagne c'était pas un bal et une cour d'école sans gnons non plus.

Si on remonte dans le temps, les routes étaient peu sûres, on risquait d'y rencontrer des «voleurs de grands chemins». Si des moines se sont installés sur nos cols, ça n'était pas pour élever des chiens mais bien pour assurer la sécurité des voyageurs.

Aujourd'hui, pour effrayer le bon peuple, on monte en épingle chaque incident, et on colporte les pires horreurs: Mme Machin a été agressée sur le Grand‑Pont, à Martigny la gare c'est la zone malgré les beaux marbres de Léonard.

C'est toujours quelqu'un qui connaît quelqu'un à qui, jamais du direct: le processus de la rumeur qui s'autoalimente et s'amplifie tout seul...

Je défie quiconque de me démontrer, par une étude sérieuse, qu'il y a une augmentation des agressions.

Cette prétendue montée de l'insécurité n'a aucun fondement sérieux.

En fait, elle découle de la volonté d'alimenter le discours de certains politiques qui n'ont pas d'autre fonds de commerce.

La droite française a ouvert la voie et des Suisses, indépendants et pleutres, en mal d'imagination et de programme, s'y sont précipités.

Bernard Attinger
Sion

Nouvelliste du 15.12.04