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Conseils aux débutants
 tirés de la revue suisse d'apiculture (1997)
     

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Janvier-février 1997

L'année 1996 étant terminée, j'espère que chacun a passé de chaleureuses fêtes de fin d'année, et je profite de vous souhaiter mes meilleurs vœux pour la prochaine année apicole.

Premier conseil aux débutants 1997.

Tout d'abord, pour les nouveaux venus dans la grande famille des apiculteurs ou pour les personnes qui désirent s'approcher, tâter ou se risquer à ce vaste domaine qu'est l'élevage et la conduite d’abeilles, je donne quelques recommandations:

Imprégnez vous de littérature qui traite d’apiculture. Le débutant qui ne fait pas une étude sérieuse de la théorie apicole restera routinier. S'il veut devenir un véritable apiculteur, un praticien capable de conduire son rucher dans de bonnes conditions et d'en obtenir un maximum de plaisir, de satisfaction et de rentabilité, il doit être à même de régler de maîtriser toutes les situations particulières constatées au rucher. Préalablement à toute, opération projetée, un plan doit être établi avec les chances de réussites et les risques encourus, cela afin de remédier à tout désordre. La lecture de "La conduite du rucher", de Bertrand, apportera tous les éléments nécessaires pour prendre un bon départ dans la conduite des abeilles. L'emplacement choisi pour la mise en place d'un rucher est très important. S'il s'agit d'un rucher à installer en dehors d'une localité, il convient de rechercher un endroit où les abeilles puissent profiter de plusieurs récoltes et de le placer si possible à mi-côte plutôt qu'au sommet d'une colline ou qu’au fond d’une vallée. Les abeilles pourront butiner les différentes fleurs au fur et à mesure qu'elles s'épanouissent; de plus, les fonds de vallées sont généralement froids et humides. Si les abeilles ne peuvent trouver l'eau qui leur est nécessaire dans les environs, il faut installer un abreuvoir à proximité du rucher.

Tout rucher doit être placé dans un endroit sec, pas trop ombragé, à l’abri des courants d'air et des vents intenses de la région. Il doit se trouver à une certaine distance des chemins très fréquentés, surtout si les butineuses sont fréquemment incitées à les traverser pour aller butiner. La meilleure orientation est sud-est, mais elle n'est pas indispensable. Par contre, il est déconseillé de l'orienter du côté nord ou ouest, l'entrée des ruches n'étant pas préservée des intempéries. Concernant la mise en place des ruches, il convient de laisser si possible une distance d'un mètre au moins entre chacune d'elles. S'il y a plusieurs rangées, les décaler de 4 a 5 mètres.

L'herbe doit être fauchée régulièrement devant chaque ruche. Cela permet à l'apiculteur de contrôler tous les déchets rejetés par les abeilles. D'autre part les avettes jouissent d'une entrée "au foyer" plus aisée, surtout si elles sont lourdement chargées.

Le sol doit être nivelé, de façon que les ruches soient bien d'aplomb, assurant ainsi une base solide aux supports, afin qu'ils ne s’enfoncent point , dans le sol lors de dégel ou par temps pluvieux. La base de la ruche doit se trouver à environ 30 cm de hauteur, cela pour la préserver du froid et de l'humidité.

Il convient en période de récolte d'appuyer une planche contre le planchette de vol, pour permettre aux butineuses lourdement chargées ou fatiguées qui tombent sur le sol de regagner la ruche pédestrement. Veuillez donc préparer tout ce petit matériel.

Il est souhaitable de planter, devant le rucher, différents arbustes pour rompre l'uniformité du paysage et offrir ainsi des points de repères aux abeilles et surtout aux jeunes reines rentrant de fécondation pour reconnaître leur ruche. De plus, ces arbustes peuvent servir, le cas échéant, de reposoir aux essaims.

Un conseil: plantez, entre autres, de la tanaisie vulgaire (Tanacetum vulgare). Cette plante peut garnir le jardin mellifère autour du rucher et en plus elle est efficace contre les papillons de fausse teigne si on la place à titre préventif dans les réserves de cadres.

Je rappelle que la tranquillité absolue doit régner pendant toute la période hivernale. Respectons le repos de nos abeilles et veillons à ce qu'il ne soit pas interrompu par notre faute. Pendant les mois d'hiver, on fait de temps en temps une visite au rucher pour s'assurer que tout soit en ordre. On enlève, au moyen d’un fil de fer ou d'un petit tournevis, les abeilles mortes et les détritus qui pourraient encombrer ou obstruer l'entrée de la ruche.

Durant cette période, c'est le moment de se rendre à l’atelier pour réparer les objets usés, détériorés, de construire ou d'acheter de nouvelles ruches, du nouvel outillage ou du matériel nécessaire selon les besoins face a la nouvelle année, et cela afin d'être servi en temps utile et ne pas être pris au dépourvu.

Nous profiterons également du temps que nous laisse le rucher en cette saison son pour trier, si ce n'est déjà fait, les cadres de réserve. Ceux qui sont défectueux et usagés sont destinés à la refonte. Pour ceux qui ne l'ont pas encore réalisé, c'est le moment de régler des derniers rapports et la mise à jour des fichiers, tirer le bilan de l'année écoulée: conduite des abeilles, essais effectués et rentabilité de l’exercice. Ce côté administratif peut paraître rébarbatif pour des praticiens, mais il est très important pour la nouvelle année apicole. La mémoire peut faire défaut, mais les écrits restent. A bientôt!

Mars 1997

Apprentissage du débutant et achat des premières ruches
Celui qui désire s'occuper d'apiculture doit apprendre avant tout à savoir manipuler les abeilles; il faut qu'il trouve le temps de consacrer de nombreux instants pendant la première année aux diverses opérations; il visitera les ruches aux époques les plus variées de l'année; il doit acquérir la maîtrise du métier absolument nécessaire à tout apiculteur. C'est grâce à cet apprentissage, pour lequel il ne ménagera ni son temps ni son travail, qu'il saura plus tard élever ses abeilles avec sécurité en y consacrant le moins de temps et de travail possible. On doit savoir que toute connaissance sérieuse doit s'acquérir au prix d'efforts, et que dans cette branche la complexité des connaissances est très importante.

Lorsqu'on débute en apiculture, il est prudent de ne commencer qu'avec un petit nombre de ruches. Quand on a choisi l'emplacement, comme indiqué dans le journal du mois précédent, à l'abri des vents et à l'ombre si possible, le meilleur moyen est d'acheter des ruches déjà peuplées et ceci dans le courant du printemps. On transporte alors ces colonies avec précaution sur les supports préparés à cet effet.

Il est important, pour les premières opérations, de se prémunir contre les piqûres. Le débutant doit posséder un voile et des gants afin de se protéger contre les éventuelles agressions et apprendra à utiliser l'enfumoir avec précaution et parcimonie pour maîtriser les abeilles.

Première visite
Ce n'est pas avant mars que peut avoir lieu la première visite. Pour ce faire, il est nécessaire de se munir d'un chapeau avec voile, d'un enfumoir prêt à fonctionner, d'un lève-cadre, d'un couteau, d'une brosse à abeilles ou d'une plume d'oie, d'un racloir et d'un carnet avec crayon. On attendra pour visiter les colonies que les abeilles soient sorties durant plusieurs jours, ceci pour leur permettre de s'organiser après ce long hivernage et pour préparer la saison qui commence. Si la température n'est pas assez douce et que le temps n'est pas au calme, la visite doit être reportée en avril prochain. N'oubliez pas que, lors d'une visite trop précoce, la ruche n'étant pas encore organisée pour le travail, les abeilles dérangées peuvent supprimer leur reine et ainsi la colonie peut disparaître. Supposons que, par une belle journée, température de 15oC environ, quand les abeilles sont très actives, nous fassions la visite des ruches, nous examinerons successivement chacune d'elles; cette visite de printemps est indispensable car il faut connaître exactement l'état de chaque colonie pour les opérations à faire. Pendant celle-ci, on devra vérifier spécialement trois choses importantes: les provisions, la présence de la reine et le couvain. La consommation pendant l'hiver est assez faible tant que la ponte est interrompue, mais aussitôt que le couvain réapparaît et que son élevage a commencé, elle augmente tout de suite dans des proportions considérables. Il est donc important que la nourriture ne fasse pas défaut aux abeilles. En conséquence, les colonies trouvées trop pauvres sous ce rapport devront recevoir des cadres remplis de miel dont on gratte l'opercule pour faciliter le travail des abeilles. On peut également donner des plaques de candi que nous trouvons dans le commerce. Nous profiterons de supprimer les cadres laissés en trop l'automne dernier et de resserrer les colonies pour qu'à la visite suivante nous puissions placer des cires gaufrées. Notez sur le carnet l'état de chaque ruche avec les constatations découvertes, la réserve de nourriture, le nombre de cadres, la présence de couvain, l'état sanitaire et la force de la colonie. Après la visite, refermez bien la colonie, en remettant les coussins et le matériel de protection du froid. La colonie a besoin de beaucoup de chaleur durant cette période pour l'élevage du couvain; de plus, nous ménageons la vitalité des abeilles d'hiver.

Ennemis des abeilles
Indépendamment des maladies auxquelles nos chères abeilles sont exposées et qui font l'objet d'une constante information de détection ou de traitement, elles rencontrent encore autour d'elles quantité de dangers qui les guettent.

Tout d'abord, il y a encore trop de personnes qui, de par leur maladresse ou leur manque de connaissances, font des opérations inutiles ou à contretemps, ruinant ainsi tout le travail accumulé par les avettes. Parmi les mammifères, les plus à craindre sont les souris et les mulots qui s'introduisent dans les ruches pour y dévorer les rayons et profiter de la douce température qui règne à l'intérieur. On reconnaît leur présence aux débris de cire, fragments de rayons et cadavres d'abeilles qu'on trouve devant la ruche. Pour empêcher leur introduction, il est important de placer des tirettes qui diminuent la grandeur de l'entrée des colonies.

Chez les oiseaux, c'est la mésange qui a la particularité de ne dévorer que la tête des abeilles. Parmi les insectes, le nombre d'ennemis est important. Nous retiendrons que les guêpes et les frelons peuvent chasser également les abeilles en vol. Certaines espèces de petites fourmis pénètrent dans les ruches et s'installent au-dessus des cadres, dans le couvercle. Il est supposé qu'elles cherchent seulement un abri chaud et sûr, car elles sont peu nuisibles. L'ordre des lépidoptères renferme peut-être le plus grand ennemi des ruchers: la fausse-teigne; ce papillon entre dans les ruches plutôt faibles et pond sur les rayons. Au bout de quelque temps les rayons sont complètement détruits et dévorés par les larves. Il y a encore le sphinx tête de mort, le Braula coeca, appelé encore pou des abeilles. Soyez vigilants après ces quelques recommandations et informations et à bientôt.

Avril 1997

Les journées se rallongent, le soleil nous réchauffe, les premières fleurs font leur apparition, la nature se pare d'un manteau multicolore que chacun apprécie. Le printemps pointe à l’horizon, et déjà la fièvre montre chez certains apiculteurs, pour qui la visite de printemps est le gage de la continuité de la colonie.

Nos avettes auront passé un hiver finalement raisonnable. Si le temps clément que nous connaissons continue son bonhomme de chemin. Mais freinez votre enthousiasme, car avril peut nous réserver certaines surprises. N'a-t-on pas vu la neige réapparaître jusqu'en plaine certaines années? Aussi, ne nous précipitons pas, examinons l'évolution du temps et, en fonction de la météo, nous pourrons faire les visites nécessaires à cette période selon la description parue dans le journal précédent, en prenant soin d'éviter le pillage. Il n'est malheureusement pas rare de voir des abeilles chercher à pénétrer dans les ruches voisines insuffisamment pourvues de gardiennes à l'entrée. Si quelques abeilles s'introduisent dans une colonie, qu'elles se gorgent de miel et en ressortent, alors elles mettent sur pied l'organisation du pillage. Aussi soyez vigilants.

La nature a ses secrets
L'apiculteur ne peut avoir d'influence sur la nature afin d'avoir de bonnes ou mauvaises récoltes. Par contre, c'est lui qui doit conduire ses ruches pour obtenir le maximum d'abeilles au moment de l'explosion de milliers de corolles de fleurs propices à une bonne récolte de miel. Pour ce faire, il doit connaître parfaitement le moment de floraison dans sa région et conduire ses ruches en conséquence. Une grande partie de l'année, les abeilles vivent uniquement sur leurs réserves ou sur les provisions fournies par l'apiculteur. De plus, l'élevage du couvain provoque une grosse consommation de miel, les abeilles nées trop tôt ou trop tard par rapport à la récolte sont pour l'apiculteur un investissement mal placé.

Durant une période relativement courte les colonies récoltent plus que leur consommation journalière. Aussi doivent-elles être prêtes au bon moment; seules les colonies populeuses ont un rendement intéressant, les faibles peuvent à peine récolter leur consommation quotidienne.

Nourrissement
Durant la période printanière, l'élevage du couvain provoquant une consommation passablement importante, les provisions ne doivent pas manquer. Si la période est clémente et que les fleurs mellifères sont à disposition dans les environs, pas de soucis. Mais si le temps est pluvieux et froid, le couvain ne réclamant sa pitance, les colonies pourraient mourir de faim (ce sont toujours les plus belles colonies en plein développement au printemps qui périssent par manque de nourriture). Si vous constatez qu'il y a un manque de réserves, je vous conseille d'administrer un nourrissement, miel de votre rucher, candi ou du sirop de sucre ou de fruits.

Agrandissement
Durant le mois d'avril, les colonies se développent rapidement. Or pour qu'une famille augmente sa population, il faut qu’elle puisse non seulement entretenir une certaine chaleur, mais qu'elle dispose également de passablement de vivres pour nourrir le couvain (comme mentionné ci-dessus) et qu'il y ait suffisamment de place pour l'évolution de la colonie. Les abeilles bâtissent de nouveaux rayons seulement lorsque leur apport de nourriture dépasse leurs besoins. Il est donc néfaste d'y introduire de nouvelles cires gaufrées aussi longtemps que la miellée est insuffisante. En cas de nécessité, nous augmenterons l'espace sous forme de rayons bâtis selon les besoins. Lorsque le cadre du bord est recouvert d'abeilles, nous en introduirons un nouveau. Il est préférable de les ajouter au fur et à mesure de l'évolution de la colonie.

Essaimage
Le changement de reine régulier, l’agrandissement du nid à couvain au moyen de rayons bâtis, l'aération des ruches par le bas, favorisée par les grilles, la protection contre le soleil quand il fait chaud sont autant de moyens pour essayer d'éviter l'essaimage qui nous prive souvent de récolte.

Dans les régions de plaine, la fin de ce mois est l'époque de la pose des hausses aux colonies fortes uniquement. Pour les autres, celles moins bien développées, il est préférable de patienter et attendre que la colonie soit prête.

L'état sanitaire de vos ruches ne doit pas être négligé. L'aspect du couvain doit être compact et bombé. Si quelque chose vous paraît suspect, des cellules affaissées ou quelques autres anomalies, n'hésitez pas à faire appel à un inspecteur qui vous conseillera ou prendra les mesures utiles.

La conduite des abeilles, l'entretien et la propreté vont de paire. Votre rucher doit être votre carte de visite; aussi est-il important, avec l'arrivée du printemps, de remettre les ruches et les alentours en ordre. Quelle satisfaction de pouvoir montrer à vos amis, à vos collègues ou simplement au promeneur un rucher en parfait état!

Et dans l'attente du mois prochain, mois des fleurs (ne dit-on pas "joli mois de mai"?), je vous souhaite bon courage et bonne chance. A bientôt!

Mai 1997

Et bien oui, avec le nouveau printemps l'oiseau s'est envolé sur une plus haute branche. L'api Willy, c'est fini, vous ne verrez plus sa photo sous la rubrique "Conseils aux débutants". L'api Willy est devenu président maintenant, en remplacement de notre ami Paul Girod qui prend une retraite bien méritée après quinze années passées à la SAR. Il a bien fa lu lui trouver un remplaçant et c'est un nouveau venu au sein du comité de la SAR dénommé William, habitant le vallon de Saint-Imier, altitude 850 m, coincé entre le ChasseraI (1609 m) et le Mont-Soleil (1240 m) qui prend sa place dans cette rubrique.

Je ne suis certainement pas un poète comme mes prédécesseurs et les belles phrases, je ne connais pas trop. Je suis tout de même conseiller apicole et moniteur-éleveur depuis fort longtemps déjà et ma motivation a toujours été de produire un miel de qualité sans y ajouter des résidus chimiques par la lutte contre le varroa. Je suis donc un ardent défenseur de la lutte intégrée. Mes 40 colonies n'ont encore jamais connu Apistan, Perizin et autres et elles vivent toujours très bien. Je reconnais que je passe peut-être plus de temps dans mon rucher, mais on n'a rien sans un minimum de travail.

Après ce préambule, j'aimerais ici surtout m'adresser aux débutants, ceux qui ne disposent pas d'un trop gros cheptel, 1 à 10 colonies. Ceux-là devraient tout faire pour éviter l'emploi des produits chimiques pour le traitement contre la varroase car avec peu de colonies c'est relativement facile, et les derniers communiqués de l'institut du Liebefeld qui sont très pessimistes, m'incitent à vous rendre très attentifs: D'ici quelques petites années, les pyréthrinoïdes seront inefficaces car les varroas seront devenus résistants partout (ils le sont déjà à certains endroits).

Alors mettons-nous au travail. La première chose à contrôler, c'est la chute naturelle des varroas et là j'espère que tous vous savez reconnaître un varroa, sinon demandez à un connaisseur de vous en montrer. Pour cela mettez un lange recouvert d'une grille sur le fond de vos ruches et contrôlez six jours plus tard le nombre de varroas tombés. Durant cette période de la première quinzaine du mois de mai il ne devrait pas y avoir plus d'un, voire deux acariens par jour. Si ce nombre est respecté, vos colonies n'auront aucun problème à survivre jusqu'en août; dans le cas contraire, il faudra intervenir le plus rapidement possible, avant la pose des hausses ou en les retirant. Si l'infestation n'est pas trop grave, un traitement à l'acide lactique ou oxalique sera suffisant. Dans le cas contraire, il faudra procéder à un traitement ponctuel avec l'acide formique. C'est aussi le moment de placer un cadre à mâles, si ce n'est pas déjà fait. Placez le tout près du couvain, il sera pondu plus rapidement. Si vous n'avez pas de matériel spécifique, coupez et enlevez la moitié inférieure d'un cadre, les abeilles le bâtiront en cellules de mâles. Coupez tous les 22 à 25 jours cette partie avant que les faux bourdons naissent, vous éliminerez ainsi une grande quantité de varroas. Dans les ruches Dadant, on peut faire bâtir ce cadre également dans la hausse, il est plus facile à retirer, évitant ainsi de déposer la hausse.

Lorsque la récolte aura commencé, vous devrez également introduire une cire gaufrée, mettez-la à l'opposé du cadre à mâles, afin qu'elle ne soit pas déformée par les cellules des bourdons, qui sont plus longues que les cellules d'ouvrières. Si vous êtes un débutant, ne mettez qu'une seule cire à la fois. Le mois de mai sera aussi le temps des essaims. Laissez l'essaim deux jours dans sa caisse au frais avant de le remettre en ruche le soir. Le premier cadre peut être un cadre bâti avec de la nourriture, les autres doivent être des cires gaufrées. Trois, voire quatre cires suffisent déjà pour un bel essaim. Nourrissez par dose de 1 litre ou au bidon jusqu'à ce que les cires soient complètement bâties avec une bonne réserve de nourriture. Traitez les essaims dès la mise en ruche une ou deux fois à l'acide lactique ou oxalique avant que le couvain soit operculé. Vous trouverez tous les détails sur la concentration des acides et les quantités dans le journal SAR d'août 1995, pp. 294 et 295, "Chronique du Liebefeld". Bonne chance, pour un avenir sans chimie dans vos ruchers, et à une prochaine.

Un conseil encore: contrôlez toutes vos colonies. On peut ne trouver que peu de varroas dans une colonie et beaucoup dans sa voisine.

Juin 1997

Lorsque vous lirez ces lignes, ce devrait être la pleine récolte, et vous songerez à extraire bientôt ce produit merveilleux récolté avec tant d'énergie et aux dépens de leur vie par nos butineuses, car leur existence, comme vous le savez certainement, est limitée à environ vingt jours de butinage. Ce produit doit être traité avec grand soin et il est impératif que le miel soit bien mûr. Pour cela il faut que la quantité d'eau restante dans le miel soit inférieure à 18% pour éviter tout risque de fermentation, ce qui le condamnerait à être utilisé comme nourriture pour l'hivernage de vos colonies.

Pour assurer un miel bien mûr, récoltez seulement lorsque plus des trois quarts de tous les cadres sont operculés. Lors de forte récolte, il peut arriver que le miel contienne encore trop d'eau. Pour cela une ruche sur balance peut rendre de grands services et l'on n'extraira que lorsque l'augmentation journalière aura cessé pendant plusieurs jours. En cas de doute, demandez à une personne compétente qui contrôlera au réfractomètre.

Le local et le matériel ont aussi une grande importance; l'extracteur, les filtres, les bidons doivent être parfaitement propres. Pour un bon filtrage il faut un dernier tamis très fin. Le local a également son importance, il doit être exempt de poussière. Il est également déconseillé d'extraire dans un garage, qui peut donner lieu à des odeurs. Au cas où il y aurait disette, ne laissez pas les abeilles envahir le local, cela provoquerait un début de pillage très difficile à arrêter.

Si vous désirez produire un miel finement cristallisé ayant une bonne présentation, il vous faudra le laisser en maturateur et le brasser plusieurs jours 5 à 10 minutes très doucement. Le stockage du miel est idéal aux environs de 14 à 15 degrés. C'est aussi le mois où la fausse teigne se développe à vitesse grand V. Protégez bien vos cadres, sinon ils peuvent être anéantis en peu de temps. Il existe plusieurs produits efficaces, tels que le soufre (consultez les catalogues des fournisseurs de matériel apicole). Par contre, les produits contenant du PDCB (paradichlorobenzène), par exemple les petites boules de naphtaline, Waxviva, anti-teigne, etc. laissent des résidus dans la cire et le miel et sont toxiques pour les abeilles (il est donc déconseillé de les utiliser).

Après la récolte, il est conseillé de faire une petite visite de vos colonies. Assurez-vous de la présence de la reine et si vous voulez avoir de belles ruches, mettez les cires nouvellement bâties et pondues au centre. Un cadre dont la lumière ne passe plus au travers et déformé par trop d'alvéoles de mâles doit être éliminé, donc déplacé vers le bord. Nous verrons à l'automne comment les supprimer. N'oubliez pas non plus de couper le cadre à mâles avant que ceux-ci éclosent. Vous pouvez greffer les opercules et poser le cadre quelques minutes au soleil pour contrôler la présence de varroas, ils viendront en surface et vous pourrez estimer l'infestation.

Il est temps également de produire quelques nucléis qui vous permettront d'avoir de jeunes reines. C'est un excellent moyen pour éviter les essaims, car les jeunes reines de sélection essaiment beaucoup moins. Il existe plusieurs façons de faire: voici celle que je pratique le plus souvent. Après avoir acheté ou élevé les reines, je secoue dans une caisse à essaim environ 2 kg d'abeilles prises dans les ruches les plus fortes. Attention aux reines! Si elles ne sont pas marquées, secouez les abeilles dans un crible avec grille à reine. Lorsque votre essaim est terminé, suspendez la cage avec la reine dans la caisse, mettez également un nourrisseur. Car ces abeilles n'ont pas de réserves de nourriture comme un véritable essaim. Déposez deux jours au frais et dans l'obscurité. Le soir vous pouvez mettre en ruche comme un véritable essaim, en laissant la reine se libérer. En l'absence de couvain les reines sont toujours acceptées. N'oubliez pas de traiter contre le varroa après quelques jours. Un conseil il est préférable de faire l'essaim pendant que les butineuses sont aux champs. Allons, au travail, bonne chance et bonne récolte!

Juillet 1997

Lorsque vous lirez ces lignes, la récolte sur la fleur dans notre région sera terminée et j'espère qu'elle aura tenu ses promesses. Au moment où j'écris (vers la fin mai) la récolte bat son plein et la balance accuse une ascendance prometteuse. Donc l'espoir est de mise pour cette année.

Juillet est le mois des grandes chaleurs. Lorsque la miellée est nulle, les abeilles deviennent agressives et pillardes. Les visites au rucher doivent être écourtées et avoir lieu si possible le matin ou le soir. Evitez de laisser traîner les vieux cadres et fermez bien les armoires, car lorsque le pillage a débuté, il est très difficile à circonscrire.

Ce mois a aussi une grande importance quant à la qualité des colonies pour l'année suivante. En effet, les œufs pondus à fin juillet seront déjà en partie les jeunes abeilles qui passeront l'hiver, d'où la grande importance d'avoir des colonies en pleine forme pendant ce mois, qui est souvent un mois de disette dans bien des régions. Si l'on a pas des cadres de nourriture en réserve, du candi apporte le complément nécessaire afin de relancer la ponte.

Pour les colonies mal développées en juillet, il est important d'en trouver la cause, il est inutile d'hiverner des populations déficientes. C'est souvent la reine qui en est la cause ou une maladie quelconque à découvrir. En cas de doute, n'hésitez pas à demander un inspecteur, mieux vaut prévenir que guérir.

Tous les essaims seront contrôlés durant ce mois. Leurs cires gaufrées doivent être bien bâties avec assez de nourriture. Le couvain doit également être bien compact. Si ce sont des essaims primaires, il serait bon de changer les reines. Soit ce sont de vieilles mères qui ne seront plus prolifiques pour le futur, ou des souches essaimeuses qui repartiront l'année suivante. Il est également encore assez tôt pour préparer quelques nucléis avec toute cette population dans les ruches. Ils seront exempts de varroas si vous vous conformez à mes explications de juin.

Et puisque l'on parle de varroas, il est temps en fin de mois de poser les langes afin de contrôler la chute naturelle des acares. 20 à 30 varroas par jour est déjà inquiétant et il devient impératif de prévoir un traitement imminent. Un contrôle des planches de vol le matin tôt permet également de déceler une infestation de parasites; Si vous trouvez un grand nombre de jeunes abeilles mal formées, prenez garde.

Avant que la fausse teigne ne s'y mette, profitez encore des journées très chaudes de juillet pour fondre vos vieux cadres et autres déchets de cire, y compris les opercules lavés dans le cérificateur solaire, l'énergie à disposition est gratuite. Je suis toujours étonné de voir combien n'en possèdent pas et la quantité de déchets non récupérés. En apiculture, il n'y a pas de petites économies.

Août 1997

Comme je l'espérais et vous l'annonçais le mois précédent, la récolte sur la fleur a tenu ses promesses, en tout cas dans notre région, et un magnifique nectar jaune a pu être extrait. Malheureusement, dès la mi-juin, c'est la désolation et même les reines en fécondation depuis plus de trois semaines ne pondent toujours pas; donc attention aux ruches qui ont essaimé.

Le mois d'août est certainement le plus accaparant pour le gardien d'abeilles. Tous les travaux de ce mois seront à la base de la réussite pour la prochaine année apicole. Il est paradoxal de parler de 1998 au milieu de la saison, mais c'est bien maintenant que l'on prépare son rucher pour la saison prochaine.

Enumérons les plus gros travaux du mois:

1. Extraire la dernière récolte tant attendue, puis ranger les hausses et les protéger contre les prédateurs.

2. Nettoyer tout le matériel d'extraction, laver les opercules et les fondre le plus rapidement possible, sinon les mettre à sécher, afin qu'ils ne moisissent pas.

3. Stimuler les colonies, Si le besoin s'en fait sentir, afin d'éviter que la ponte ne diminue trop. Surtout éviter le pillage.

4. Préparer les ruches pour le traitement contre la varroase.

Après avoir extrait les hausses et contrôlé le genre de miel (miellat ou fleur), il est important que le corps de la ruche ne contienne pas trop de miellat. L'hivernage des abeilles sur cette nourriture provoque la dysenterie et les abeilles qui ne peuvent pas sortir pour se vider au cours de l'hiver salissent tout l'intérieur de la ruche et meurent. Donc, ces cadres doivent être retirés du centre de la ruche pour être remplacés par des vides avant le nourrissement d'automne. Ils peuvent être extraits s'ils ne contiennent que du miel. Pour ma part, je garde dans une armoire un, voire deux de ces cadres de corps par colonie. Ils rendent de grands services lors de périodes de disette où il n'est pas rare de trouver des colonies affamées. Rangez immédiatement vos hausses après l'extraction; les donner à lécher provoque un surcroît de travail. Gardez plutôt votre temps pour contrôler l'état de vos colonies. Une bonne ruche doit en tous les cas contenir 8 à 10 cadres d'abeilles bien garnis, avec du couvain bien compact sur 4 à 5 cadres. La qualité de la reine est primordiale pour l'avenir.

Mais le plus important est sans conteste le traitement contre le varroa, comme je vous l'ai déjà dit (voir la revue de mai). Pour les petits ruchers jusqu'à une dizaine de colonies, l'acide oxalique est certainement la solution idéale, aucun risque de dommage aux colonies si vous suivez les directives du mode d'emploi. Lorsque l'infestation est faible au début du mois d'août, un traitement avant le nourrissement et un après l'éclosion de tout le couvain doivent suffire à maintenir vos avettes en forme pour l'hivernage et repartir rapidement le printemps prochain. Par contre, lorsque la chute naturelle dépasse 10 varroas par jour un traitement à l'acide formique s'impose, car on atteint également les acares dans les cellules de couvain operculées. Les débutants devraient employer un système à diffuseur de 8 à 12 cm2 suivant la température. Il est très important que les abeilles aient de la nourriture à disposition et une bonne enfumée quelques minutes avant de mettre l'acide permet aux abeilles de bien se gorger de nourriture. Personnellement je pose les diffuseurs dans l'espace d'une hausse vide au-dessus des cadres de corps; le recouvrement doit être bien étanche. Vous pouvez surveiller la réaction des abeilles; Si elles sont chassées à l'extérieur, diminuez a surface d'évaporation. Par contre si elles restent au-dessus des cadres, l'efficacité est insuffisante. Tous ces travaux doivent être pratiqués dans le respect des règles édictées par le Liebefeld. Bonne chance et à bientôt pour la mise en hivernage.

Septembre 1997

Comme une saison passe vite, à peine je vous parlais de visite de printemps, de pose des hausses, que nous voici déjà au dernier épisode de l'année: la mise en hivernage. J'espère que cette année vous aura tout de même procuré quelques satisfactions, soit pour la récolte qu'elle vous aura donnée, ou plus simplement pour les beaux moments passés à observer ces merveilleux insectes.

Le dernier acte va consister à remplir le garde-manger de vos colonies d'abeilles. Puisque vous aurez retiré les hausses avec toutes leurs provisions, il faudra remplacer celles-ci par un substitut: le sirop de sucre, afin que vos abeilles passent l'hiver sans risque de famine.

Si vous avez suivi les conseils du mois précédent (stimuler et traitement varroas) vos colonies devraient avoir 3 à 5 cadres de couvain selon leur force. Vous pouvez alors commencer le nourrissement intensif afin que tout soit terminé aux environs du 15 septembre. Il devrait rester suffisamment de beaux jours afin que les abeilles transforment ce sucre en nourriture assimilable, le stockent et l’opercule avant que le froid empêche le processus de se terminer. Vous éviterez ainsi le noséma au printemps. Quelques jours avant le nourrissement, mettez les vieux cadres sans couvain en dehors des partitions. Nourrir sur 8 à 9 cadres pour une forte colonie suffit amplement pour contenir entre 15 et 20 litres de sirop, qui donneront 10 à 15 kg de nourriture. Ne jamais bloquer le centre du nid à couvain avec de la nourriture, cela empêcherait la reine de continuer de pondre.

Un grand problème qu'il faut à tout prix éviter, c'est le pillage. Par temps chaud, quelques gouttes de sirop renversées, des cadres oubliés, peuvent provoquer un vrai désastre.

C'est aussi le dernier moment pour s'assurer que tout est en ordre. Pour les apiculteurs ayant de l'expérience, l'observation au trou de vol peut être suffisante; on n'ouvre pas inutilement une ruche. Par beau temps, les butineuses doivent ramener les derniers pollens. Les colonies actives sont assurément en ordre. Dans le cas contraire, ou une colonie a gardé ses faux-bourdons, il est prudent d'ouvrir afin de s'assurer de la présence de la reine et de couvain (larves). Il est inutile d'hiverner une colonie orpheline ou possédant une jeune reine vierge, ce qui arrive malheureusement assez souvent lorsque la colonie remère tardivement.

Une reine ne doit plus pondre d'œufs mâles à cette saison. La présence de cellules déformées en faux bourdons dans le nid à couvain et contenant des larves prouve que la reine est défectueuse; il est donc inutile de la garder.

Et savez-vous que la reine a la faculté de pondre deux genres d'œufs: ceux qui ne sont pas fécondés, que la reine pondra dans des cellules agrandies et qui donneront des mâles appelés faux-bourdons; dans les alvéoles d'ouvrières, la reine pondra les œufs fécondés par les spermatozoïdes contenus dans sa spermathèque. Mais si celle-ci est vide elle ne pondra plus que des œufs de mâles dans toutes les cellules.

Et pour terminer, que dire de cette publicité de Provert qui dit: "Bayvarol est le produit composé de la plus faible teneur en substance active de tous les médicaments de traitement conte la varroase etc. Cela correspond à 14,4 mg de substance active par colonie Avec l'acide formique par exemple, on applique 1000 x fois plus de substance active par colonie". Malheureusement, ce qu'ils ne disent pas, c'est que leur produit s’accumule dans fa cire, alors que les acides disparaissent à 100% et ne laissent aucun résidu. Mais que ne ferait-on pas pour vendre son produit.

Octobre 1997

La saison apicole arrive déjà à son terme, mais n'oubliez pas que la suivante a aussi commencé. Le nourrissement liquide doit être terminé et Si pour une raison ou une autre il y avait un manque de nourriture, il serait prudent de compléter avec de la nourriture solide, telle que du candi.

Le dernier contrôle de la chute naturelle des varroas devra démontrer qu'il est inférieur à un acarien par jour. Après cet ultime contrôle n'oubliez pas de retirer les langes et les grilles afin que les abeilles éliminent plus facilement les cadavres jonchant le fond de la ruche.

Un ultime traitement à l'acide oxalique ou lactique peut encore être envisagé en prenant quelques précautions:^

- la température extérieure devrait être de 10 degrés, mais au minimum de 5 degrés;

- pour les ruches Dadant, maintenez bien les cadres au-dessus de la ruche, afin que les abeilles qui tombent des cadres ne se perdent pas dans l'herbe;

- pour la ruche suisse, mettez dans l'entonnoir un journal et les insectes qui tomberont n'y resteront pas collés;

- ne racler plus les joints des planchettes couvre-cadres et serrez-les bien les unes contre les autres, vous éviterez les courants d'air dans la ruche et du travail aux abeilles qui sont dans leur période de repos;

- profitez également de retirer les vieux cadres placés en dehors des partitions.

Un dernier nettoyage des fonds permet d'éliminer les moisissures qui peuvent être porteuses de maladies. Si vous ne l'avez pas encore fait, abaissez les entrées à 7 mm afin d'éviter la rentrée d'intrus dans la ruche. Les tirettes doivent être écartées pour assurer une bonne aération.

Pour ceux qui n'auraient pas encore opté pour le traitement par la lutte intégrée, n'oubliez pas de retirer les bandes (Apistan ou Bayvarol); 8 semaines au maximum sont autorisées. Et ceci doit vous interpeller: la résistance des varroas aux pyréthrinoïdes progresse à grands pas et une grande partie de la Suisse romande est déjà concernée.

Si vous n'avez pas encore rangé vos cadres de réserve et les hausses, c'est également le dernier moment de les contrôler et de les ranger. Les armoires ou les caisses ne doivent laisser passer aucun insecte, mais une bonne aération empêche le développement de la teigne. Tout le matériel d'extraction doit être également lavé et rangé Si ce n'est pas déjà fait. L'huile de paraffine protège efficacement vos bidons et tout le matériel en fer-blanc. Triez aussi tout le matériel défectueux afin de pouvoir le réparer au cours de l'hiver; n'attendez pas non plus le printemps pour réparer les cadres. Je vous en reparlerai dans le prochain Conseil de novembre.

Pensez aussi à parfaire vos connaissances théoriques pendant cette période creuse et suivez les cours donnés par les conseillers apicoles, intéressez-vous à la vie de votre société d'apiculture oeuvrant pour le bien de vos avettes.

Novembre - décembre 1997

Bonjour les débutants! J'espère que l'expérience que vous avez acquise au cours de cette année vous permettra de poursuivre votre activité apicole ces prochaines années avec beaucoup plus de facilité. Mais n'allez pas croire que tout sera facile dorénavant, chaque année vous apporte son lot de désillusions et d'autres problèmes se poseront certainement à vous la saison prochaine. Je pense que vous avez pris beaucoup de notes; réunissez-les et relisez-les, ainsi vous ne commettrez plus les mêmes erreurs.

Les travaux dans les ruches sont maintenant terminés, cependant quelques visites de contrôle du rucher sont conseillées. Seules les colonies qui présentent encore une certaine agitation nécessitent un examen. L'entretien du matériel peut commencer: peinture des ruches, du rucher si nécessaire. Attention! Toutes les peintures ne conviennent pas, certaines contiennent des insecticides. Un nettoyage complet à l'intérieur du pavillon vous procurera plus de joie au départ de la nouvelle saison. (Un appareil à jet à vapeur rend de grands services pour éliminer la cire écrasée et les souillures des abeilles.) Vous pouvez également améliorer les alentours du rucher en plantant entre autres des saules marsault s'ils font défaut. Les abeilles sont friandes de leur pollen au premier printemps. Vous pouvez également profiter de cette période pour déménager ou déplacer vos ruches.

Pour recycler les vieux cadres, après les avoir bien raclés, mettez-les à tremper dans une seille d'eau chaude dans laquelle vous aurez versé une bonne poignée de soude caustique. Après séchage, un coup de brosse métallique leur redonnera l'apparence du neuf.

Dès que le froid arrivera, les abeilles vont se resserrer puis se mettre en grappe et ne devront plus être dérangées. La température au centre de la grappe est au minimum de 15 degrés et à l'extérieur aux environs de 7 degrés. Par un mouvement très lent, les abeilles se déplacent continuellement du centre vers l'extérieur tout en se nourrissant. Ce processus permet de maintenir la température même par grand froid, d'où l'importance de ne plus les perturber. Les ruches sur balance doivent être calées afin d'éviter toute vibration.

Un dernier conseil pour ce mois de novembre concerne le stockage du miel. Pour ceux qui ont eu la chance d'engranger une récolte et qui doivent la mettre en réserve, les meilleures conditions pour éviter toute détérioration sont une température de 15 degrés, un local sec et sans lumière pour le miel en bocaux.

Sur ces quelques considérations, je vous souhaite de trouver une bonne littérature apicole pour ne pas oublier qu'un apiculteur peut toujours se perfectionner.

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